Jean Baptiste Ferdinand (dit Jan)  MONCHABLON

 Châtillon sur Saône

Le peintre. 1854 / 1904

Arbre à ligne de Jan Monchablon, de sa main !


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Le : 06/09/1854 est né Jean-Baptiste à 2h du matin.
Marié à Fanny Elisa JULIEN née ? (Fille d’un accordeur de piano, elle-même pianiste, ils se sont rencontrés à Quimper et mariés à Paris ?)

Fanny Elisa Julien est née à Quimperlé le 25 06 1850, ( pas de date de mariage) décédée le 22/01/1919 au 83 avenue de Villiers à Paris

Ferdinand Monchablon, son papa !
Joséphine Monchablon, sa maman !

De Claude Ferdinand MONCHABLON âgé de 39 ans officier de santé*
Né le : 11/06/1815, Bar le Duc
Décédé le 14/07/1875, Châtillon sur Saône
Et de Marie Joséphine VAGNEUX* âgée de 34 ans.
Née le : 31/03/1820, Rupt aux Nonains. Meuse
Décédée le 03/06/1882.Châtillon sur Saône.
Déclaration de la naissance de Jean-Baptiste :
Les témoins étaient : Louise RUAUX, 32 ans et Antoine LEFORT, 38 ans tous deux cultivateurs domiciliés à Châtillon amis au père du nouveau-né et non parent.
*Remariée à Théodore LEFORT (Senaide) le 02/07/1879.
*En 1854, les habitants de Châtillon subissent une épidémie de cholera, on trouve dans les archives du médecin des notes concernant des décès suite au choléra, croupe, catarrhe pulmonaire, emphysème pulmonaire, asphyxie, ramollissement du cerveau, fièvre typhoïde, pleurésie. . .

D’après un courrier de Constance Durand à sa mère qui travaille à Paris : « Il en meure bien moins d’après le traité de Monsieur Monchablon que de celui de Monsieur Larché médecin à Jonvelle. Tout le monde vient le chercher aussitôt que la fièvre commence, il fait une saignée c’est ce qui sauve de la maladie » Il s’agit de la petite vérole.

Le 13/08/1863, il obtient le prix d’écriture du cours élémentaire de la pension Notre Dame à Nantes.

En 1875 Jean est professeur au collège à Quimper.
En 1881 il est à l’école des beaux arts de Paris, chez J P Laurens, en 1883-84 chez Cabanel.
Il a habité Quimper, Paris dans le 17è, 5è, 6è, 14è.
Monchablon et sa femme revenaient régulièrement à Châtillon. Le pays lui a inspiré la plus part de ses tableaux. Ses amis de Paris venaient le retrouver et nos gens disaient ; « Ils attendent la visite de « quatre comme eux.»
André Brouillet, peintre son ami .....

Présentation de son ami André Brouillet
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En 1886 Jean Ferdinand Monchablon loue les chasses de Châtillon 8 Ha 78 pour la somme de dix francs par un bail de dix ans.
Dans sa vie de tous les jours il a pour passion, en plus de la peinture : la vigne, la fabrication de son vin, la photo, l’écriture* etc. Les habitants de Châtillon le considéraient comme un original.
En 1896, on apprend que l’artiste avait sauvé un enfant de la noyade.
Il aimait faire bonne chère, se faisait livrer des gigots, des abats de la boucherie Arthur Guillaumey.
On ne parle pas beaucoup de sa femme, Fanny Julien.
Il avait une servante : Bonne Bonnemain.
Il aimait jouer aux cartes avec ses amis : Servas, Chosy, Odin, son voisin.
Il avait comme modèle Arthur Guillaumey. Celui-ci lui servait de cocher et le conduisait sur les lieux où il peignait ses tableaux, il a eu aussi comme modèle le père Genois qui était berger au village.
Nous retrouvons quelques uns de ses tableaux sur des sites internets aux Etats-Unis, ils représentent tous des paysages de notre région.
Vous pouvez voir une exposition au Musée de Châtillon sur quelques unes de ses œuvres.


Monchablon dans son salon !

La mariée.

Oh! Oh! Oh!
Disait le ciel du lit
Il n’y a rien de si joli (bis)
Que la mariée
Il n’y a rien de si joli
Disait le ciel du lit.

 Oh ! Oh ! Oh !
Disaient les rideaux
Comme elle est forte du bas du dos
Etc.

 Oh ! Oh ! Oh !
Disait la couverture
On va lui rabattre la couture
Etc…

 Oh ! Oh ! Oh !
Disait les deux draps
Elle tient quelqu’un dans ses bras
Etc…

 Oh ! Oh ! Oh !
Disait l’oreiller
Elle n’se couche pas pour sommeiller !
Etc…

Oh ! Oh ! Oh !
Disait le traversin
Elle n’est pas perclue des reins
(Elle a une niche où il y a deux seins)
etc…

 Oh ! Oh ! Oh !
Disait le lit de plume
Faudra bien qu’elle s’y accoutume
Etc …

 Oh ! Oh ! Oh !
Disait le matelas
Quel mouvement fait-elle donc là
Etc …

 Oh ! Oh ! Oh !
Disait la paillasse
L’on étouffe et l’on écrase
Etc…

 Oh ! Oh ! Oh !
Disait le bois de lit
Au train qu’ça va j’srai démoli
Etc …

Jean MONCHABLON

 

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Les tribulations d’un artiste peintre « en paletot »,

Légion d’honneur à la boutonnière, avec le maire de son village natal,  « en blaude ».

Il ne fait aucun doute que Jean Monchablon, aimait passionnément son village natal, où il passait la moitié de l’année, du printemps jusqu’à l’automne. Il était donc en contact avec toute la population, assistait à tous les travaux communaux et suivait de très près les délibérations du conseil municipal.
Ses démêlés avec le maire de Châtillon sur Saône commencèrent à propos d’une coupe de bois, malencontreuse selon le peintre, car elle avait enlevé (ce qui est l’usage) les arbres les plus anciens et les plus beaux d’un paysage qu’il aimait particulièrement.
Le courroux de l’artiste augmenta considérablement quand les cantonniers communaux brisèrent un rocher qui lui était plus cher encore, ayant été le sujet de son tableau de 1885 «  La roche verte », achetée par l’état l’année où le jury du salon lui décerna sa première distinction nationale, la «  mention honorable »…
...En 1896, excédé par l’état d’esprit du maire, et sans doute très fier de sa légion d’honneur qu’on venait de lui attribuer, le peintre rédigea un pamphlet satirique.*…….
* Pièce de théâtre à deux personnages.


Pour lire tout le dialogue, cliquez sur l'image !

 

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Les conséquences regrettables du conflit.

....Monchablon peignit une nature morte représentant un potiron entouré de cornichons, le tout posé sur un registre portant l’étiquette « Conseil Municipal »…..


....Au décès de Monchablon, en 1904, pas une ligne ne fut publiée dans la presse vosgienne. Pas une rue, pas un chemin ne porte son nom, ni une école ou un collège de la région.



Monument offert par son ami Knoedler !
Réalisé par Bourdelle.


.... Le 14 juillet 2010, enfin une rue Monchablon, grace à Gérard Monchablon, MERCI......


Pendant la seconde guerre mondiale, les Allemands fondirent son buste. A la libération le buste fut rétabli à la demande de la société de pêche et de la société de musique, sans aucun concours municipal…….

En 2001 l’association « Saône Lorraine » ouvre une souscription et fait restaurer son monument funéraire qui se trouve au cimetière du village.
Extrait des notes de R. C.


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Jean-Ferdinand Monchablon, né à Châtillon sur Saône le 6 septembre 1854, décédé à Châtillon le 2 octobre 1904 est un peintre paysager (c'est la campagne environnant son village natal qui fut la source de sa meilleure inspiration) formé à Paris dans les ateliers de Cabanel et de J P Laurens.
Il est très connu aux Etats-Unis, bien côté.
On trouve ses oeuvres:
Dans quelques musées en France: Nancy, Amiens et Arras.
Chez un particulier:"Le retour à l'étable"

Les musées américains: de New-York, Cleveland, Milwawkee ou Stockton.
Son commanditaire était Roland Knoedler…Celui-ci lui a fait élever un monument
en sa mémoire au dessus de la vallée de l'Apance à Châtillon.

 

Lettre de Monchablon à Roland Knoedler


Cliquez sur l'image pour l'intégrale !
Si vous avez du mal à lire, cliquez


Roland Knoedler
commanditaire pour l'Amérique de Nord !

Un courrier de KNOEDLER. à Montchablon

   

Les "Amis du Haggi Museum" de Stockton sont venus visiter sa maison natale.


Le retour à l'étable

 

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Le peintre Jean Ferdinand, dit Jan, MONCHABLON.
Par Jacques KOBER 13 septembre 2005.

 

MONCHABLON était le fils d’un officier de santé. Il gardera mais transformera sa maison familiale, lui ajoutant des fenêtres à meneaux et la flanquant d’un atelier élevé dont une façade entièrement vitrée s’ouvre sur la lumière du Nord.

La demeure domine la vallée de l’Apance au midi. On pourrait apprécier comme luxueuses la composition de ce panorama qui s’étend sur plusieurs kilomètres jusqu’au coteau de Flagey, entre coupes forestières, bosquets, pâturages, accompagnant les méandres et emblavures ou chaumes. Toute une campagne comme un grand parc sauvage de ciels, et de courbes agricoles. Composition puissante qui l’avait peut être sensibilisé de naissance.

Le peintre est remarqué à chaque exposition de groupe par sa mesure et par ses chamarres. Il est parfois primé, et dans cette estime c’est la fidélité qui lui vaudra des amis, parfois des routiers du monde parlementaire ou des notables engagés. Il est fait chevalier de la Légion d’Honneur peut-être à cause de sa préférence pour renouveler sans défier.

C’est alors que lui survient une chance insolite à moins que ce ne soit l’effet de son ardeur, doublée de l’intuition d’un connaisseur. L’important marchand de tableau Arthur KNOEDLER, à la fois new-yorkais et londonien lui propose un contrat.  Désormais beaucoup de son œuvre partira et enchantera outre-manche et outre-atlantique. Par contre, elle se fait moins présente et accessible à Paris. Voilà ce qui explique, aujourd’hui, au centenaire de sa disparition, l’engouement à toute arrivée sur le marché anglo-saxon d’un Monchablon, qui n’y reste que le temps ‘une enchère étonnante de cote D’où aussi cette anecdote de 1914-18 : l’officier des troupes américaines qui bivouaquent à Châtillon écrit à sa famille leur arrivée dans le village du « célèbre Monchablon. », et qu’il tient à porter un toast à sa mémoire  


Alors qu’il atteignait la pleine maturité, la mort soudaine du peintre fut une désolation. A cette victoire de l’obscur quelqu’un réagit et, avec un geste à peine croyable , KNOEDLER éprouvait tant de peine, comme de la perte d’un proche, qu’il décida que lui soit élevé un monument. Il s’adressa au sculpteur français le plus en vue après RODIN : Antoine BOURDELLE, qui dans la cinquantaine était débordé de commandes et de tâches officielles, mais qui réalisa le buste en bronze, dessina le socle et tout l’appareillage minéral du monument. Le monument offert au village fut inauguré en 1909 en présence de la veuve.
L’ensemble (création, fonte du bronze, érection) revint à environ 40.000 Frs 1909, soit 60.000 euros.


Buste réalisé par BOURDELLE !

Malheureusement, à cette générosité internationale, la honte et la noirceur des temps de guerre allaient mettre bon ordre ! En 1942, alors que l’industrie d’armement nazie s’essoufflait, l’armée d’occupation planifia la spoliation de tous les métaux non ferreux privés et publics. Personne ne pensa à remiser le bronze de BOURDELLE. Il fut raflé. Ce fut plus tard un artisan maçon qui fit de son mieux, d’après une photo, pour le remplacer.

Pourtant depuis une vingtaine d’années la mémoire de Monchablon semble de plus en plus se dégager de sa « traversée du désert», des dizaines d’années où, par une incompétence pardonnable, la commune semblait oublier. Au cimetière, la chapelle funéraire des Monchablon a été tirée de son état d’abandon. L’édifice a été restauré, grâce à une souscription. On trouvera au grenier à sel des reproductions de certains de ses tableaux (conservés au musée de l'Etat de Californie, à Stockton, près de San Francisco) en cartes postales reproduisant des œuvres majeures, et des agrandissements ornent les murs d'une salle du musée du vieux Châtillon. Et surtout, la maison familiale de l’artiste qui frôlait le délabrement, vient d’être achetée par une famille hollandaise qui s’active à la réhabiliter, ainsi que le parc .

Analyse du peintre par Gérard Monchablon: Télécharger le document!

Article de presse juillet 2010: télécharger le document !