LES CARRIERES

Depuis des temps probablement très anciens, la présence de bancs gréseux importants, dans la région, a donné lieu à l'exploitation de nombreuses carrières," à ciel ouvert". Cette roche calcaire, appelée localement" pierre de sable", servait à de multiples usages (bâtiments et mobiliers divers). A Châtillon, le site principal, abandonné entre les deux guerres, a été remis en valeur par l'association" Châtillon d'hier pour demain". Il est aujourd'hui doté d’un sentier de promenade, fléché. Celui-ci permet de découvrir les falaises entaillées et diverses traces du travail des carriers, sur place.

L'accès aux carrières , chemin de promenade apprécié des habitants du village.

Emile Bonnemain (né le 11/01/1909 à Demangevelle, fils de Charles Bonnemain et de Victorine Girardot, décédé le 20/12/1966 à Châtillon sur Saône.) Carrier, artiste, tailleur, sculpteur de pierre, sa dernière oeuvre a été la restauration de la croix bacchanée.

 

 

Les carrières communales sont situées le long de la vallée de l'Apance.

Elles furent mises en valeur au cours de l'année 2001 par l'association "Châtillon d'Hier pour Demain", et tout récemment, en juin 2005, avec l'organisation d'un concert de jazz.

Ce sont des carrières de grès ("pierre de sable" de couleur violette à Châtillon)
Les blocs extraits avaient une largeur de 40 à 60 cm. A l'aide d'une "tête de vipère", le carrier faisait un trou de 6 à 7 cm de diamètre, d'une profondeur de 80 cm à 3 mètres. Il retirait les déchets en versant de l'eau dans le trou puis utilisait une baguette de noisetier fendue dans laquelle il avait inséré un chiffon pour que le sable s'y colle.

Dans les trous, le carrier introduisait une "mèche" composée pour moitié de poudre noire et l'autre moitié de sable, afin de détacher en profondeur le bloc.

A l'aide de coins, le carrier séparait la base du bloc du reste de la carrière.

Le bloc, séparé du pan, était poussé à l'aide d'une barre à mine et tombait sur des fagots de paille disposés là pour amortir le choc.
Les blocs étaient sortis, non travaillés, de la carrière, soit en glissant sur des rondins de bois, soit, plus tardivement, dans des wagonnets. Ils étaient ensuite installés sur des chariots pour être expédiés.

Les auges, sorte de grands bacs de pierre, étaient travaillées sur place et destinées à contenir l'alimentation des animaux.

Entrée (bouchée) vers les carrières privées, sortie du village vers Grignoncourt

 
Quelques outils de carrier

Où trouve t'on des carrières?

Lieu-dit :

Jonvelle : Le rouvroy, le bois d'Ageot, le bois de Roche, le château d'eau, le bois de la Tuilerie.
On trouve essentiellement de la pierre dure qui était concassée pour empierrer les routes. (Empierrement des routes du Nord de la France, les fameux "pavés du Nord".)
Carrières exploitées par les américains pendant la guerre de 1914-1918.
Fermeture en 1935.

Fresnes : Moulin des Chatenivants.

Enfonvelle : Les Essarts (pierre qui servait pour les pavés de cuisines et écuries.)

Grignoncourt : Le haut de la Brosse. Carrière privée de laquelle a été tirée la pierre de taille qui a servi à la construction du pont de Saône.

Châtillon : -Le pont des Perches, la Corelle : grès, pierres de taille de belle qualité pour la construction, entre autres, du viaduc de Chaumont et de la cathédrale de Langres.
- Les sablières : carrières de sable aux vignes.

- Carrières exploitées en 1930 après le pont de Sâone, route Jonvelle, où le granit était extrait (à l'explosif) jusqu'à 10 mètres de profondeur. Une dizaine d'ouvriers portugais y travaillaient.

Promenade du sentier des carrières

Départ devant la boucherie Toillon, sur la rue principale du village. En descendant 1.La côte des Verniers, vous apercevez 2.1a passerelle, construite en 1932. Continuer sur le chemin principal pour rejoindre la route de Jonvelle. Sur la descente, 3. la statue du peintre Monchablon. A cet endroit, le panorama sur la vallée et le village est le plus ouvert. Sur la droite en contre-bas, 4.le sentier des carrières est indiqué. Une allée ombragée, vous guide dans le sous-bois, jusqu'aux 5.carrières (parois de pierre de sable, grès tendre).
Continuer sur le chemin pour accéder à une seconde carrière, de plus de dix mètres de haut. Subsistent des traces d'extraction et un large bloc en attente de finition. Dans le sous-bois, les ruines d'une cabane à carriers. Poursuivre par l'allée bordée de sapins, qui à l'époque permettait d'évacuer les blocs vers la route d'Enfonvelle. Descendre en direction du 6.Grand Mur (constitué par les déchets de la taille des pierres). Promenade très agréable au bord de la rivière, jusqu'au 7.lavoir de la Corelle (1830). Pour clore cette promenade, rejoignez 8.le Pont de la Perche. En remontant, un coup d'oeil sur 9.le verger villageois, qui préserve d'anciennes variétés d'arbres fruitiers. Retour par le chemin de la saboterie, avec une nouvelle vue sur l'Apance et le village renaissance.

Chaussures de sport recommandées

La petite fille de la fée de la carrière