La Corelle
Son nom vient de Cor, car, racine indo-européenne : veut dire rocher et d’un suffixe latin : « ellum Clairière

.La lessive aux cendres.

 La Corelle, se trouve au bord de l’Apance dans une clairière au pied d’un escarpement rocheux où coule une source de bonne qualité qui donne un linge très blanc, le sentier qui permet de s’y rendre est très pentu. (Fléché)
Pour accéder à ce lavoir, les femmes arrivaient avec leur lessive sur la charrette, brouette, le baquet où se trouve le linge à laver, le savon de Marseille, la brosse de chiendent, la caisse remplie de paille afin de mettre les genoux sur une relative douceur. Ceux-ci vont endurer un long calvaire, puisqu’ils sont de corvée pour quelques heures.
On s’installe aux meilleures places c'est-à-dire à côté du rinçoir, le plus près de l’arrivée de la source. Les propriétaires du linge étaient accompagnés des femmes à journée : Les lavandières, petites gens (gens de peu, gens de rien, nos gens à nous, bons à tout)
 A la Corelle, les places les plus utilisées sont encore marquées dans les pavés par la pointe de leurs sabots. De ces quatre places, il y en avait deux  préférentielles, face au jour. Pour s’y installer il fallait arriver en premier, car l’eau arrivant directement sur le linge à rincer n’était pas souillée par les restes de savon des autres lavandières.
Ici on ne pratiquait pas le geste du battoir, on utilisait seulement la brosse de chiendent et le savon de Marseille. Avant cette opération le linge avait été bouilli avec des cendres de bois, travail qui prenait une journée complète. A l’époque on ne faisait la lessive de blanc que deux à trois fois par an, lorsque les travaux des champs n’étaient pas trop importants. Il fallait surtout qu’elle ne soit pas faite à certaines périodes interdites sous peine d’attirer les foudres du ciel.   
Cette opération de préparation de la lessive était tout un cérémonial.
D’abord trier le linge, le faire tremper et le ranger dans le cuveau : les draps de chanvre, les chemises d’homme et de femme, un grand drap coiffe l’ensemble et sert de tamis. Des cendres de bois, agent nettoyant grâce à leur richesse en carbonate de potasse, le recouvre.
Le lendemain, on coule la lessive
 Assise, une chaufferette aux pieds, entre le baquet et la buanderie je revois ma grand’mère s’adonnant à ce travail. Il consistait à arroser le linge avec de l’eau qu’elle puisait avec à l’aide d’un petit récipient prolongé d’un long manche en bois, de l’eau tiède, chaude puis bouillante.
 Un grand chaudron appelé buanderie où on chauffait l’eau que l’on versait sur les cendres. On appelait cette opération : « passer la lessive ou couler ». L’eau de lessive passée était récupérée dans un baquet par la bonde et on la remettait à chauffer, l’opération se renouvelait plusieurs fois dans la journée. Le coulage réclame un certain savoir faire, toutes les lavandières ne sont pas des bonnes couleuses.
Le lendemain on se rendait au lavoir soit : la Corelle, la Fontaine aux Prêtres, le canal du moulin sur la Saône,  C’était une dure journée et plusieurs femmes étaient nécessaires pour rincer le linge.
Toutes les lavandières du village se retrouvaient là à faire ce dur travail, mais c’était l’occasion de connaître les dernières nouvelles, rumeurs du village, un peu ou beaucoup arrangées parfois, quel bonheur de faire savoir ce que les autres ne connaissaient pas encore.
Après, est arrivée la lessiveuse qui avait le même principe.  Le travail de passe se faisait seul, on installait celle-ci sur le fourneau et lorsque l’eau bouillait elle passait par le fut central, traversait le linge, on appelait ça faire cuire la lessive. Le temps de cuisson allait de 30minute à 1 heure.
   
Et……. Est arrivée la machine à laver.

Vers 1980:
Julie Sauzer, Louise Blin à la Corelle

Sans oublier: Jeanne, qui faisait tirer sa charrette par son chien, Angeline, Gabrielle, Laure,  Reine, Germaine,Marguerite avec sa brouette qui chantait…, La Jeanne (froid le c…)..Et les autres……….

 

 

Julie, Louise.
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En 2005

10 06 1861: Le lavoir du village est installé, il coûte : 1150 frs.05
26 06 1861 : Devis de réparation pour la Corelle, ainsi que pour la fontaine aux Prêtres.
27 08 1861: Adjudication des travaux des fontaines à MORLOT J-Baptiste, 1000 frs.
10 11 1872 : Demande de construction d’un lavoir au centre du village ,car les 2 autres sont dans des endroits inaccessibles ,à 1 kilomètre du village .La commune ne possède pas d’endroit pour placer les fontaines , elle doit donc les acheter ,vote une somme de 2500 frs
30 06 1959 : Réparation de la fontaine aux Prêtres : 200 .000frs .

La petite fille de la fée de la carrière
Le bois Banal